BLAZBLUE CONTINUUM SHIFT
Japon - 2010
Image plateforme « Playstation 3 »Image plateforme « Xbox 360 »
Image de « BlazBlue Continuum Shift »
Genre : Combat
Musique : Divers
Développeur : Arc System Works
Durée : élevée
Langue : Japonais sous-titré français
Distributeur : Arc System Works
Date de sortie : 3 décembre 2010
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « BlazBlue Continuum Shift »
portoflio
LE PITCH
Après avoir écrasé la révolte du peuple, l’ordre du Novis Orbis Librarium assoit une domination encore plus dure qu’auparavant. Jusqu’à ce qu’un homme vienne, à lui seul, menacer leur autorité. Un homme que l’on appelle Ragna the Bloodegde…
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Comme le veut la tradition du jeu de combat, BlazBlue Calamity Trigger connaît rapidement une suite : celle-ci développe autant le scénario qu'elle apporte des ajustements au gameplay. Nouveaux persos, rééquilibrage... un amateur non averti se sentira sans doute lésé après s'être procuré le premier volet, mais les connaisseurs savent que c'est la règle du jeu et un passage obligé pour une série du genre.

Ainsi, Continuum Shift n'est pas qu'une simple révision de Calamity Trigger, mais une véritable suite qui poursuit l'histoire du premier volet. C'est pourquoi les développeurs ont mis l'accent sur celle-ci à travers un nouveau mode justement appelé Histoire. Véritable complément du mode Arcade, il donne la part belle aux dialogues, au détriment des combats qui sont là bien moins nombreux. Les fans de manga et d'animation japonaise apprécieront à coup sûr que la trame soit bien plus développée que dans le commun des jeux de baston : bien qu'elle soit typique du genre Seinen, elle demeure assez complexe et prenante pour susciter l'intérêt. Vous suivrez le parcours de chaque personnage sachant que différents choix s'offriront de temps à autre : un évènement particulier se produira et l'option sélectionnée entre les différentes propositions vous mèneront vers l'une des trois fins (la vraie, celle qui suit le canon de la série, une fin alternative et une fin comique). C'est d'ailleurs de là que vient le sous-titre Continuum Shift, traduit dans le jeu par « courbure du continuum ». Il vous faudra par conséquent jouer avec tous les personnages pour connaître le fin mot de l'histoire : une très bonne motivation, au passage, mais quelque peu entachée par des dialogues parfois interminables. Zapper une séquence pour enfin se fritter un peu ou lire et écouter jusqu'au bout ? Un dilemme qui se pose lorsque l'on manque de temps libre tout en étant obsédé par l'envie de tout voir. Par ailleurs, BBCS apportent également quelques nouveautés dont le mode Legion, notamment. Issu de BlazBlue Portable (PSP), celui-vous permet de monter votre propre armée en tentant de conquérir une carte ; celle-ci affiche différents points sur lesquels vous attendent des équipes composées par les personnages du jeu (chaque victoire vous permet d'en recruter un membre). Vient ensuite les tous nouveaux modes Didacticiel, qui vous permet d'apprendre les bases du gameplay ainsi que quelques techniques avancées, et Défis (celui-ci s'inspire du mode homonyme de Street Fighter IV en vous demandant d'effectuer des actions de plus en plus complexes). Ces deux dernières options sont, comme vous le verrez plus tard, particulièrement bienvenues pour accueillir les joueurs débutants ou en pleine progression.

 

Jin it to win it !


Mais si BlazBlue a une histoire à nous raconter, c'est avant tout un jeu de combat : certains passeront sûrement outre l'aspect scénaristique pour se concentrer sur le cœur du jeu et attendent, de ce fait, beaucoup de Continuum Shift. Car, comme tous les titres créés par ArcSys, BlazBlue est une sorte de paradoxe. Il semble, à première vue, facile à prendre en main, à cause de ses combos spectaculaires qui sortent avec aisance, même sans les skills d'un professionnel. Et pourtant, le gameplay est au final l'un des plus complexes qui soit (il suffit de jeter un œil à toutes les jauges à surveiller durant le combat), et les largesses du gameplay exploitée par des mains expertes font, encore une fois, des dégâts monstrueux. Seulement, après avoir vu des débutants, ou même des joueurs de niveau avancé, tomber en dépression suite à de sévères déconvenues, les développeurs ont voulu, en toute logique, rééquilibrer leur produit. Et à ce niveau, le résultat est un peu mitigé : cela dit, les fans ne l'avoueront pas tous, mais c'est le côté « cracké » des jeux ArcSys qui font leur charme, quelque part. C'est évidemment cruel, mais ô combien jouissif d'enfermer son adversaire dans des enchaînements infinis ou d'appliquer un zoning parfaitement imperméable. Pourtant quelques efforts ont été opérés, l'exemple le plus parlant étant l'arrivée de Λ-11 à la place de V-13, la nouvelle venue étant une version affaiblie de la seconde (elle reste tout de même une plaie à affronter). Ainsi, pour prendre du plaisir, il vaut mieux jouer entre combattants de même niveau ; c'est vrai pour tous les jeux de baston, mais ça l'est d'autant plus pour les jeux ArcSys, BB y compris, tant les phases de jeu peuvent s'avérer violentes. Mais, quoiqu'il arrive, la firme japonaise s'impose encore une fois dans le triangle d'or du VS Fighting aux côtés de Capcom et SNK.

Benoit Barny












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Quel plaisir de voir un jeu de combat en 2D et en HD ! Les décors sont, certes en 3D, mais il ne jure en aucun cas avec les sprites des combattants, et ils se payent le luxe  d'être sublimes, à la fois éclatants de couleurs et fourmillants de détails. C'est vrai, en y regardant de plus près, on constate que les contours des protagonistes ne sont pas absolument lisses, mais il faut vraiment être maniaque pour s'arrêter à ce détail qui se fait vite oublier au cœur de l'action. L'animation n'est pas en reste : les néophytes peuvent s'y tromper, à cause des « cancels » à tout-va qui rendent le rythme des enchaînements assez secs (à la manière d'un KOF), mais la gestuelle des personnages est encore une fois remarquable. Si vous avez lu la critique de Calamity Trigger, vous savez déjà tout cela, mais on ne se lassera pas de louer cette réussite visuelle, aussi bien que sonore, à qui veut bien nous entendre. Un dernier mot sur le jeu en ligne qui se révèle aussi fluide qu'auparavant, à ceci près qu'il semble un peu plus difficile de trouver un adversaire (ce point est toutefois compliqué à juger avec certitudes tant la qualité variable des connexions peut nous jouer des tours).

 
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